Recruteurs : pourquoi sont-ils détestés ?

Que vous soyez un recruteur novice ou expérimenté, vous avez sûrement remarqué que votre profession est souvent peu appréciée du grand public. Il suffit de parcourir certains réseaux sociaux comme LinkedIn ou Twitter pour observer des professionnels relater des entretiens d’embauche peu scrupuleux et des communications avec le recruteur inadaptées, voire inexistantes. Peut-être que vous aussi, vous avez vécu des expériences de recrutement difficiles. Alors, les recruteurs méritent-ils vraiment leur mauvaise réputation ? Regardons de plus près.

Le recrutement : une fonction longtemps mal-aimée de l’entreprise

Une étape transitoire pour les professionnels RH

Commençons par la formation des recruteurs. Jusqu’au début des années 2010, il n’existait pas (ou peu) de cursus spécifique au recrutement. D’ailleurs, cette activité était très peu abordée dans les études traditionnelles RH. Ainsi, le recrutement était fréquemment délégué à des stagiaires en fin de formation ou à de jeunes diplômés, sans réel accompagnement.

Plus un tremplin vers une autre fonction des ressources humaines qu’une véritable option de carrière, le recrutement n’était souvent expérimenté que lors d’un bref passage. À l’instar de la fonction RH généraliste, il était considéré comme une simple activité support, déconnectée de la réalité de terrain. 

 

Un processus de candidature inadapté

Le premier échange entre une entreprise et un professionnel s’effectue via le processus de candidature. C’est ici que les difficultés commencent souvent.

Si le CV reste une pièce essentielle, les organisations exigent souvent la rédaction d’une lettre de motivation. Mais sa structure et son contenu sont si formalisés, qu’elle apporte peu de valeur au processus de sélection des candidats. À tel point que plus de la moitié des recruteurs ne la lisent pas systématiquement, selon une enquête de RegionsJob.

Au CV et à la lettre de motivation, s’ajoute parfois un formulaire de candidature long et fastidieux à remplir. Voilà de quoi décourager les candidats les plus ambitieux !

 

Des méthodes et outils de recrutement à revoir

Lorsque les recruteurs approchent directement les candidats, ce n’est pas toujours mieux. Certains outils de sourcing utilisent des algorithmes pour cibler les candidats selon des mots-clés prédéfinis. Mais si les résultats de la requête ne sont pas contrôlés par le recruteur, ce dernier risque de contacter des candidats dont le profil est à mille lieues de celui recherché.

Bien qu’ils soient censés faciliter le travail des recruteurs, certains logiciels de recrutement sont peu adaptés à la réalité du métier et difficiles à prendre en main.

Résultat : les recruteurs s’attardent sur des tâches chronophages et délaissent la communication avec les candidats, pourtant déterminante dans le succès d’une campagne de recrutement.

 

Un métier méconnu

Les idées reçues sur les recruteurs et le recrutement sont légion. Voici un florilège des plus connues :

  • « Tout le monde peut recruter. »
  • « Les recruteurs sont tous les mêmes. »
  • « L’entretien de recrutement est un interrogatoire. »
  • « Les recruteurs n’en font qu’à leur tête. »

Pourtant, la réalité du métier est toute autre. Le recruteur est avant tout un intermédiaire entre l’entreprise et les candidats. Mais ce qu’il ne faut pas oublier, c’est qu’il n’est pas le seul décisionnaire. Le recrutement avant tout d’une activité d’équipe !

Et si de nombreux professionnels sont à la recherche d’un emploi, cela ne signifie pas pour autant que la tâche est facile. Outre les secteurs en tension et émergents qui connaissent une pénurie de compétences, le recrutement d’employés polyvalents peu ou moyennement qualifiés est également problématique. En cause : le fort turnover de ces métiers engendré par une faible motivation et un manque d’intérêt.

 

Recruteur : un métier en pleine évolution

La transformation du marché de l’emploi

Le temps où les professionnels réalisaient toute leur carrière dans une seule entreprise est révolu. De nos jours, il n’est pas rare de changer régulièrement d’emploi. Une étude du cabinet de recrutement Hays révèle que 87 % des candidats envisagent de changer de poste en 2020.

Il faut dire que le CDI ne représente plus le Graal à obtenir. Les professionnels ont dorénavant de nouvelles attentes dans leur travail : développement des compétences, équilibre vie professionnelle/vie privée ou encore, intrapreneuriat.

Les entreprises ont tout intérêt à s’adapter à ces nouvelles attentes pour fidéliser leurs salariés. Sans collaborateurs compétents et motivés à bord, l’entreprise ne peut pas atteindre ses objectifs de performance et de développement. Et bien entendu, la pandémie a également eu un impact sur les activités de recrutement des organisations.

Découvrez notre article complet à ce sujet : Le recrutement à l’ère post-Covid.

 

Des formations spécialisées sur le recrutement

Dans la lignée de la transformation du marché du travail, le métier de recruteur a été amené à évoluer. La création et le développement de formations initiales et continues spécialisées sur le recrutement en témoignent. On retrouve les cursus de l’École du recrutement ou ceux de l’Institut du recrutement, sans compter les licences et masters spécialisés en alternance.

Non seulement les recruteurs sont mieux formés, mais ils se spécialisent aussi. Depuis quelques années, on peut observer l’émergence de cabinets de recrutement spécialisés sur les nouvelles technologies, la santé ou encore, la restauration. L’objectif pour les prestataires de recrutement est de répondre aux besoins spécifiques d’un secteur d’activité.

 

Une meilleure appréhension de l’expérience candidat et de la marque employeur

Dans un environnement hyperconnecté, les informations circulent en temps réel. Le secteur de l’emploi n’y échappe pas : 82 % des candidats se renseignent sur une entreprise avant de proposer leur candidature.

Ainsi, les entreprises prennent peu à peu conscience de l’importance de leur marque employeur. L’enjeu est double puisqu’elle impacte l’acquisition des talents mais aussi l’image de marque auprès des clients et des fournisseurs de l’entreprise.

Il devient essentiel de repenser l’expérience candidat pour attirer les professionnels les plus talentueux et motivés. Ces derniers attendent une communication claire, transparente et interactive avec l’entreprise.

Un processus d’embauche réussi est avant tout cohérent, bien pensé et construit autour du candidat. Les professionnels ont envie de connaître la culture de l’entreprise avant même de réaliser leurs premiers pas dans l’organisation. Et pour communiquer les opportunités d’emploi, les recruteurs doivent s’adresser aux candidats là où ils se trouvent : sur les réseaux sociaux !

 

Des outils de recrutement plus nombreux et performants

Le marché des outils digitaux RH se développe de manière exponentielle. Leur objectif est de délester les recruteurs des activités chronophages et à faible valeur ajoutée afin qu’ils puissent se concentrer sur leur cœur de métier : les relations humaines.

Il existe une solution pour tout, ou presque. Voici quelques exemples d’outil digitaux spécifiquement conçus pour optimiser les campagnes de recrutement : 

Et pour faciliter le quotidien des recruteurs, herakles.works propose une présélection des candidats grâce à un processus automatisé et interactif.

Avec la multitude de solutions digitales de recrutement disponibles, vous trouverez forcément celle qui conviendra à vos besoins.

 

En passant d’une fonction support à un rôle de business partner, le recrutement a fait évoluer les pratiques et les activités des recruteurs.

La technologie leur permet de s’adapter aux transformations du marché du travail et aux évolutions économiques et sociétales. Et grâce à la réduction des activités chronophages, ils ont plus de temps à accorder aux relations humaines, pour le plus grand bonheur des candidats comme des entreprises.

Il n’y a plus qu’à penser que la mauvaise réputation des recruteurs sera bientôt un lointain souvenir !

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